Il en faut beaucoup pour rapprocher deux ennemis. Brendan Steinhauser sait de quoi il parle. "Je suis conservateur jusqu'au bout des ongles", explique ce Texan qui a organisé, en vingt ans de carrière politique, plusieurs campagnes pour des candidats républicains. "Jamais de ma vie, assure-t-il, je n’aurais imaginé être d’accord avec Bernie Sanders !" Pourtant, Brendan Steinhauser, à la tête depuis l'an dernier de l'ONG The Alliance for Secure AI, milite, comme le sénateur socialiste du Vermont, pour plus de régulation en matière d'intelligence artificielle : "Nous nous devons de faire les choses bien, pour ne pas perdre le contrôle sur cette technologie".
L'IA est devenue un sujet qui divise les Américains : une étude du Pew Research Center, parue en septembre 2025, indique que 50 % d’entre eux sont plus inquiets qu’excités par son utilisation dans la vie de tous les jours. Une hausse spectaculaire par rapport à 2021, où ils n’étaient que 37 % à se déclarer préoccupés, et qu'on constate aussi bien chez les sympathisants démocrates que républicains.
La position de Donald Trump sur l’intelligence artificielle est tout autre. Le président américain a commencé son deuxième mandat en multipliant les annonces sur les investissements dans le secteur et en présentant cette technologie comme un instrument de la puissance des Etats-Unis. Alors que la dispute entre Anthropic et le Pentagone a des répercussions jusque sur la guerre en Iran, ce zèle crée de plus en plus de tensions au sein de l'amicale trumpiste.
La première escarmouche ? En mai 2025, Donald Trump se pique de faire voter un moratoire impos...
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