L’heure de la guerre… qui crie le premier dans la bataille d’usure entre Washington et Téhéran ?

أحمد مريسي - Aljazeera - 06/03
Les frappes de missiles superposées, la paralysie de l’aviation dans le Golfe et la fermeture du détroit d’Ormuz ont montré que la décision de mettre fin à la guerre contre l’Iran n’est plus seulement une décision militaire, mais qu’elle est devenue l’otage des marchés de l’énergie, de la pression européenne et de l’électorat américain.

Au septième jour de l’opération « Epic Rage », le président américain Donald Trump a élevé le plafond de la confrontation à son niveau maximum, exigeant à travers la plateforme « Truth Social » une « reddition inconditionnelle » à l’Iran et s’engageant à choisir « des dirigeants grands et acceptables » pour diriger le pays.

Cette position intransigeante, qui ne laisse à Téhéran aucune « sortie d’urgence » diplomatique, pourrait contredire les estimations précédentes de Trump, qui donnait à la guerre un délai compris entre 4 et 5 semaines, et met Washington, Tel-Aviv et toute la région devant un test fatidique : la machine militaire et l’économie mondiale peuvent-elles tenir jusqu’à ce que cette « reddition » soit réalisée ?

Alors que les politiciens de la Maison Blanche parlent de « semaines », les données militaires et économiques croisées de Washington, Tel Aviv et des capitales du Golfe confirment que le « chronomètre » de cette guerre ouverte n’est plus soumis aux seuls désirs politiques, mais est plutôt régi par le « compteur de munitions », la paralysie des aéroports et la terreur des marchés mondiaux de l’énergie qui ont commencé à gémir sous le poids de l’escalade.

Montre militaire

Sur le papier, la scène militaire semble écrasante en faveur de Washington et de Tel-Aviv. Les forces américaines ont mené plus de 2 000 raids précis, tandis que le commandant du Commandement central américain (Centcom), l'amiral Brad Cooper, a annoncé que les lancements de missiles iraniens avaient diminué de 90 % par rapport au premier jour, confirmant la destruction d'environ 60 % des plates-formes e...
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