Le grand public le sait peu : certaines pathologies potentiellement graves sont plus fréquentes chez la femme que chez l’homme, voire plus sévères. Comprendre les mécanismes moléculaires à l’origine de ces différences s’avère crucial pour développer des thérapies adaptées au sexe du patient.
Les maladies auto-immunes font ainsi partie des pathologies qui affectent davantage les femmes. C’est le cas de la sclérose en plaques, qui touche le cerveau et la moelle épinière, et peut induire des troubles visuels, des douleurs et des problèmes de motricité ; de la polyarthrite rhumatoïde, une maladie inflammatoire à l’origine notamment de douleurs, raideurs et gonflement articulaires ; ou encore du lupus, qui peut provoquer douleurs articulaires, éruptions cutanées ou atteintes graves des reins. Comme leur nom l’indique, ces maladies sont dues à une immunité trop forte qui se retourne contre l’individu en ciblant ses propres tissus et organes : la myéline (la gaine qui protège les fibres nerveuses) pour la sclérose en plaques ; les articulations dans le cas de la polyarthrite rhumatoïde ; divers organes (articulations, peau, reins, poumons…) pour le lupus, etc.
« Les femmes ont tendance à avoir des réponses immunes plus robustes que les hommes, décrypte la biologiste Céline Morey, qui étudie les causes des biais de sexe dans les maladies auto-immunes au sein du laboratoire Épigénétique et destin cellul...
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