« Toutes les femmes qui résistent ne sont pas seules, et malgré les guerres et les oppressions, nous continuerons de lutter pour nous libérer », a déclaré avec émotion Ekin, représentante du mouvement des femmes kurdes. À quelques jours de la journée internationale de lutte pour les droits des femmes, le collectif Grève féministe, qui réunit 65 organisations associatives et syndicales, a tenu une conférence de presse pour appeler à « une mobilisation massive » ce 8 mars.
Solidarité internationale, lutte contre les violences sexistes et sexuelles, combat contre l’extrême droite, liberté de disposer de son corps et émancipation des femmes partout dans le monde… « Ces valeurs que nous considérons comme fondamentales donnent le cadre de la centaine de mobilisations annoncées », a rappelé en introduction Myriam Lebkiri, secrétaire confédérale et référente de la commission Femmes-mixités au sein de la CGT.
La question des inégalités salariales demeure au centre des revendications. « Les inégalités sont toujours extrêmement importantes, de presque 22 % au détriment des femmes, et même 30 % quand on ajoute les femmes privées d’emploi », a rappelé Myriam Lebkiri. Elle souligne également la persistance d’inégalités structurelles : 80 % des temps partiels sont occupés par des femmes et celles-ci représentent 60 % des personnes salariées au SMIC.
« Dans ce contexte, la transposition de la directive européenne sur la transparence salariale, prévue pour juin 2026, constitue un socle de droit fondamental pour les travailleuses qu’il ne ...
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