Partout en Amérique du Sud, les ponts à baldaquin deviennent une bouée de sauvetage pour la faune arboricole

Xavier Bartaburu - Mongabay - 04/03
Dans toute la forêt amazonienne, la fragmentation des forêts représente une menace croissante et existentielle pour la préservation de la faune. Poussée par un développement économique intensif, l’expansion de l’agro-industrie et des projets d’infrastructures à grande échelle – tels que les autoroutes, les chemins de fer, les lignes de transport d’électricité et les gazoducs – continue de comporter de graves risques environnementaux. Au premier rang de ces pressions écologiques figurent la situation géographique […]
  • Dans les forêts amazoniennes et atlantiques, les recherches sur le terrain cherchent de nouvelles façons de comprendre le comportement des mammifères comme les singes et les paresseux, qui dépendent de la cime des arbres pour se déplacer et survivre dans différents types de végétation.
  • En utilisant du matériel photographique sur des ponts artificiels – dont les cordes, les filets et les plates-formes sont entrelacés avec des arbres pour protéger la faune – les chercheurs cartographient la faune à la fois dans les forêts continues et dans les zones fragmentées, fournissant ainsi de nouvelles connaissances scientifiques.
  • Les experts travaillant à réduire les risques de mortalité routière et d’isolement des espèces dans les zones forestières fragmentées affirment que des études sont cruciales pour améliorer l’installation de passages artificiels sur les autoroutes.
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Dans toute la forêt amazonienne, la fragmentation des forêts représente une menace croissante et existentielle pour la préservation de la faune. Poussée par un développement économique intensif, l’expansion de l’agro-industrie et des projets d’infrastructures à grande échelle – tels que les autoroutes, les chemins de fer, les lignes de transport d’électricité et les gazoducs – continue de comporter de graves risques environnementaux.

Au premier rang de ces pressions écologiques figurent l'isolement géographique des populations animales et les taux de mortalité élevés résultant des accidents de la route et d'autres accidents connexes. Les espèces de mammifères arboricoles, notamment les primates, les paresseux et les porcs-épics, sont parmi les plus touchées par ce confinement, car leur survie dépend strictement de la connectivité du couvert forestier.

Paradoxalement, ces animaux arboricoles spécialisés sont souvent ceux qui bénéficient le moins des mesures d'atténuation environnementales standard, telles que la mise en œuvre de passages artificiels.

Pour combler les lacunes critiques dans la compréhension du comportement animal et de l’ut...
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