Londres cherche le soutien de ses alliés européens pour aider Washington dans le conflit du Moyen-Orient

Daniel Verdú - El País - 03/03
La France et l'Allemagne s'engagent également à répondre à l'Iran s'il attaque leurs intérêts dans la région.

Face à une guerre, chaque pays européen se bat avec ses propres fantômes. Celui du Royaume-Uni s’appelle l’Irak. C'est la seule façon de comprendre la déclaration solennelle de Keir Starmer ce lundi devant le Parlement britannique, lorsqu'il est apparu pour expliquer la position de son gouvernement face au chaos déclenché au Moyen-Orient par les États-Unis et Israël, avec leur attaque, et l'Iran, avec sa réponse.

Le Premier ministre britannique est passé en 72 heures du refus de toute aide à Donald Trump et Benjamin Netanyahu et de la défense d'une solution négociée à la menace nucléaire iranienne à l'autorisation des États-Unis d'utiliser leurs bases au Moyen-Orient pour lancer des attaques contre les dépôts de missiles balistiques iraniens. Mais il n’a jamais cessé de marquer ses distances par une action – l’offensive directe contre le régime de Téhéran – qu’il considère comme illégale et inefficace.

"Nous nous souvenons tous des erreurs de l'Irak et nous en avons tiré les leçons. Les actions du Royaume-Uni auront toujours une base légale et seront viables conformément à un plan mûremen...
[Courte citation de 8% de l'article original]

Loading...