Sans changement de direction, l’ordre civil du régime iranien risque de s’effondrer

Patrick Wintour - TheGuardian - 01/03
L'hostilité envers les États-Unis est forte, même parmi les réformistes, ce qui pourrait engager les dirigeants survivants sur une voie destructrice.

Deux Iraniens sont désormais en vue. La nuit, il y a l’Iran qui a dansé, célébré et pleuré de joie la mort de l’ayatollah Ali Khamenei, espérant que cela marque la fin du régime clérical et de l’isolement de l’Occident. Le jour, des foules en deuil se rassemblent sur les places de Téhéran et d'Ispahan pour exiger des représailles et déplorer la perte de leur chef sacré.

Il n’est pas nécessaire de deviner quelle force a la plus grande puissance militaire nationale et conserve le dessus, mais il est plus difficile de savoir si le régime se rend compte que la poursuite inflexible et continue de sa voie actuelle aboutira probablement à un effondrement chaotique du régime.

Pour l’instant, il n’y a aucun signe de fissure dans l’appareil de sécurité. L’instinct de résistance et de poursuite du combat est notoirement profondément ancré dans l’islam chiite et dans l’idéologie du régime iranien.

2h05
Les Iraniens du monde entier réagissent à la mort de Khamenei – vidéo

À première vue, il semble peu plausible que le régime puisse survivre à ce poids d’attrition. L’appel des dirigeants morts est extraordinaire et croissant. Outre le chef suprême, les morts comprennent le général de division Shahid Rezaian, chef de l'organisation du renseignement du commandement de la police iranienne ; le lieutenant-général Seyyed Abdolrahim Mousavi, chef d'état-major des forces armées ; le général de division Mohammad Pakpour, commandant du Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) ; L'amiral Ali Shamkhani, conseiller du commandant suprême, et le lieutenant-général Nasirzadeh, ministre de la Défense. Certains d’entre eux n’étaient au pouvoir que depuis des mois, après avoir été promus ap...
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