Responsabilité des grandes puissances

VnExpress - VN Express - 01/03
La frappe aérienne américaine et israélienne contre l'Iran le 28 février a touché l'école de filles Shajareh Tayyebeh dans le district de Minab.

Des dizaines d'étudiants sont morts et de nombreux autres ont été blessés. Même si les parties ont continué à débattre sur les objectifs militaires et les circonstances spécifiques, l'incident est allé bien au-delà d'un « accident de guerre » typique. Cela nous oblige à affronter la question centrale de l’ordre international moderne : les principes juridiques construits après la Seconde Guerre mondiale sont-ils toujours contraignants pour les acteurs les plus puissants ?

L’ordre international d’après 1945 a été conçu avec une ambition claire : éliminer la guerre en tant qu’outil légitime de politique étrangère. L’article 2(4) de la Charte des Nations Unies interdit le recours à la force dans les relations internationales, sauf dans deux cas précis : la légitime défense en cas d’attaque armée ou l’action autorisée par le Conseil de sécurité pour maintenir la paix et la sécurité internationales. Il ne s’agit pas simplement d’une réglementation technique, c’est le fondement éthique de l’ensemble du système.

L’attaque américaine et israélienne contre l’Iran était justifiée par la nécessité de prévenir une menace stratégique grave. Cependant, dans le droit international actuel, le droit de légitime défense n’est pas une notion infiniment élastique. Selon la pratique et la jurisprudence internationales, la légitime défense nécessite une véritable « attaque armée » ou au moins une menace imminente présentant un niveau...
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