Honte publique. Un dur labeur. Exécutions d'enfants.
Ce sont des châtiments auxquels on peut s’attendre pour les pires crimes de guerre.
Mais selon un nouveau rapport d’Amnesty International sur les droits humains, c’est le prix cauchemardesque pour regarder secrètement Squid Games ou écouter de la K-pop dans le Nord.
Menacé par l’essor du cinéma, de la musique et des émissions sud-coréennes, Kim Jong Un redouble désormais d’efforts pour purger sa culture sanglante.
C’est maintenant une histoire sombre et dystopique sur deux Corées.
D’un côté de la péninsule, une vague culturelle déferle sur le globe.
De l’autre côté, cette marée est freinée avec une extrême brutalité.
Malgré l’intensification de la répression en Corée du Nord, la jeunesse nord-coréenne ne peut résister à l’envie de faire de la contrebande dans le showbiz interdit du Sud pour avoir un aperçu de la vie au-delà de la frontière. Et cela met en lumière le vaste fossé qui s’est creusé entre les deux pays.
Le soft power du Sud continue de monter en flèche. C’est aujourd’hui l’une des plus grandes économies du monde et elle a la réputation d’être « l’Hollywood de l’Est ».
Pendant ce temps, le Nord est désormais l’un des pays les plus pauvres d’Asie. Les sanctions économiques et ses programmes d’armes nucléaires continuent de pousser l’État totalitaire vers de nouvelles profondeurs de faim, de misère et de répression.
Mais pourquoi un régime doté de l’arme nucléaire est-il si menacé par ce qui est diffusé sur les écrans ?
« Saper le régime »
Andrew Witheford, chargé de campagne sur la crise ...
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