CHRISTOPHER STEVENS : Le dernier tueur à être exécuté publiquement en France

Christopher Stevens - DailyMail - 01/03
Eugen Weidmann a rencontré la mort les yeux bien fermés. Le jeune tueur en série allemand, dont on disait que le regard était hypnotique et dont la beauté avait captivé le monde entier, était terrifié.

Eugen Weidmann a rencontré la mort les yeux bien fermés. Le jeune tueur en série allemand, dont on disait que le regard était hypnotique et dont la beauté avait captivé le monde entier, était terrifié.

Il sanglotait de manière incontrôlable, parfois pendant des jours entiers, depuis son arrestation – au cours de laquelle il avait tenté d'assassiner deux policiers pour tenter de s'enfuir.

Pour quatre de ses cinq victimes, il n'avait montré aucune émotion. Mais lorsqu’il parlait du danseur naïf aux cheveux noirs qu’il avait attiré chez lui et tué à mains nues, il était devenu sentimental et en larmes. « Elle était douce et sans méfiance », a-t-il pleuré. "Quand j'ai attrapé sa gorge, elle est tombée comme une poupée."

Cet homme à femmes allait désormais connaître son sort sous le fil du couteau des Parisiens surnommés « la Veuve » ou Madame la Guillotine.

Le 17 juin 1939, moins de trois mois avant le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, Weidmann, 31 ans, fut le dernier homme à être exécuté en public par la guillotine.

Les foules ont commencé à se rassembler avant minuit près de la prison Saint-Pierre de Versailles, où aurait lieu l'exécution, s'entassant dans les cafés voisins restés ouverts toute la nuit.

Au lever du soleil, à 4 heures du matin, 600 personnes attendaient de voir le tueur mourir. Certains ont escaladé les bâtiments voisins, se sont assis à califourchon sur les toits et se sont accrochés aux cheminées. Les résidents dont les fenêtres donnaient sur l’échafaud facturaient des prix élevés à tous ceux qui pouvaient se permettre de payer pour avoir une meilleure vue.

La police est intervenue pour retenir la foule, érigeant une clôture temporaire qui encerclait la haute charpente en bois de la guillotine.

L'Allemand Eugène Weidmann, qui fut la dernière personne à être exécutée publiquement en France

Une vague d'excitation a parcouru les rues à 4h30 du matin lorsque Weidmann a été emmené dehors, les mains liées derrière lui, propulsé si rapidement que ses pieds ne touchaient plus le sol.

Son visage était rouge. Sa chemise bleue était baissée pour exposer ses épaules blanches. Un gardien a poussé son corps, face contre terre, sur le bloc de bois, avec un bruit sourd audible. Le bourreau, Jules-Henri Desfourneaux, saisit la tête de Weidmann et la tourna de manière à ce que le cou soit exposé.

Dix secondes après son apparition, la lame est tombée. Des appareils photo ont flashé et plusieurs journaux français ont publié des photographies montrant le moment de sa décapitation.

L’un des participants, l’acteur Christopher L...
[Courte citation de 8% de l'article original]

Loading...