Autisme et TDAH : "La France doit cesser d’être l’ultime bastion des pratiques psychanalytiques"

Par un collectif de soignants, chercheurs et représentants de familles*Publié le 27/02/2026 à 17:00 - L'Express - 27/02
Un collectif comprenant Ghislaine et Stanislas Dehaene, Gérald Bronner, Franck Ramus ou encore Florent Chapel appelle à la mise en œuvre effective des recommandations de la Haute autorité de santé dans le champ des troubles du neurodéveloppement.

A l’heure où la science progresse, où les connaissances sur la trajectoire neurodéveloppementale et les troubles du neurodéveloppement de l’enfant se précisent, et où les recommandations internationales convergent, la France peut-elle encore se permettre de rester figée dans le XXe siècle ? La proposition d’amendement au Projet de loi de financement de la Sécurité Sociale déposée par la sénatrice Jocelyne Guidez, visant au déremboursement des approches psychanalytiques, bien qu’ayant été rejetée car trop large, a eu le courage de poser une question essentielle. Elle a ravivé un débat que nous pensions dépassé : celui de la place de la psychanalyse dans l’accompagnement de l’autisme et des troubles du neurodéveloppement. Sur le fond, cette initiative était cohérente avec l’état actuel des connaissances scientifiques et les recommandations en vigueur.

Le rejet de cet amendement constitue, à nos yeux, une occasion manquée. Il prolonge une incohérence persistante entre l’état des connaissances scientifiques et les choix de financement public. Dans ce contexte, nous, signataires de cette tribune, exprimons notre vive inquiétude face aux demandes de maintien du remboursement portées par certains professionnels, et du financement de toute structure sanitaire, sociale et médico-sociale, qui continuent de mettre en œuvre des pratiques non recommandées scientifiquement. La récente actualisation des recommandations de bonnes pratiques professionn...
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