Facebook est-il un danger pour la démocratie ?

Atlantico - 05/04
Mis en accusation par le Congrès américain pour son rôle dans la polarisation et la radicalisation des opinions politiques, Facebook se défend en accusant la nature humaine et en exonérant ses algorithmes. Et son business model. Faut-il l’entendre ? Ou le faire rentrer d’urgence dans le rang ?

Atlantico : Dans ses dernières annonces, Facebook a fait valoir que le réseau social n’était pas particulièrement responsable de la prolifération de contenus extrêmes sur ses plateformes, mais qu’il prenait des mesures appropriées pour lutter contre cela. Son business model est-il un problème dans la lutte contre la radicalisation des opinions politiques ?

David Fayon : Effectivement, le vice-président des « Global Affairs » de Facebook, Nick Clegg, a publié le 31 mars un article sur Medium intitulé You and the Algorithm: It Takes Two to Tango comme s’il y avait une symbiose entre l’algorithme et l’utilisateur. Ceci est écrit pour justifier que la responsabilité en cas de contenu extrême ou choquant mis en exergue sur le réseau social n’était pas du fait de l’algorithme de Facebook. Dans cet article, il défend en effet les algorithmes de classement des posts développés par Facebook pour faciliter la vie de l’utilisateur à l’image de Netflix et il rejette leur opacité et l'argument selon lequel ces algorithmes créent une caisse de résonnance et seraient la cause de la violence. On songe par ex...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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