Câbles sous-marins : huit infos sur cette technologie où la France est meilleure que Starlink

Stéphanie Bascou - 01Net - 27/02
La France souveraine dans ce secteur, Starlink loin d'arriver à la cheville des câbles sous-marins, des problèmes en mer Baltique qui n'ont pas impacté les réseaux télécom... Voici ce qu'on a retenu de l'audition au Sénat des deux acteurs français du secteur, Alcatel Submarine Networks (ASN) et Orange Marine.

C’est un secteur peu connu et pourtant crucial dans notre économie hyperconnectée : les câbles sous-marins en fibre optique, dont les coupures ou tentatives de sabotage en mer Baltique font régulièrement la Une des médias, étaient le sujet d’une audition de la commission des Affaires économiques du Sénat, mercredi 18 février.

L’occasion pour Alain Biston, président d’Alcatel Submarine Networks (ASN) et et Didier Dillard, président d’Orange Marine, de lever le voile sur un des rares domaines stratégiques dans lesquels la France peut s’arguer d’une certaine souveraineté. Voilà les huit points qui nous ont le plus interpelés :

1. Starlink n’est pas près de remplacer les câbles sous-marins

Aujourd’hui, près de 99 % du trafic mondial d’Internet passe par les câbles sous-marins : ce sont ces tuyaux en fibre optique qui transfèrent nos e-mails, nos transactions bancaires, mais aussi des informations estampillées secret défense.

Et si l’on parle énormément de Starlink, le réseau de satellites d’Elon Musk n’occupe pourtant que 1 % des échanges internet : un chiffre qui s’explique par le débit et la capacité du trafic en temps réel. Alors que les satellites en sont au stade du gigabit (109 bits), les câbles sous-marins en sont « pratiquement au pétabit (1015 bits, NDLR). Un pétabit par seconde, je sais pas si vous imaginez ce que c’est, mais c’est colossal (…). Vous prenez le trafic de Netflix en Europe, en une seconde on le fait passer comme ça pour tous les abonnés, c’est énorme. Et les GAFAM nous demandent maintenant de passer à 5 pétabits », explique Alain Biston à la tête d’Alcatel Submarine Network.

À côté du débit, se pose la question de la latence, un élément essentiel dans le secteur financier, le trading à haute fréquence, et la chirurgie à distance, où les acteurs cherchent à gagner des fractions de dizaines de seco...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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