Figure de l'écologie politique en Europe, agitateur franco-allemand et ancien animateur de Mai 68, Daniel Cohn-Bendit continue, à 76 ans, à se mêler aux controverses politiques des deux côtés du Rhin. Député d'Europe Écologie-Les Verts (ELLV) pendant vingt ans au Parlement européen (1994-2014), il a soutenu Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle de 2017, puis décliné le portefeuille ministériel de l'Écologie lorsque Nicolas Hulot en a démissionné en 2018.
Convaincu que la transition énergétique est la grande affaire de notre temps, il plaide pour une coalition à l'Assemblée nationale entre macronistes et écologistes afin de mener les réformes nécessaires pour protéger le climat et regrette la difficulté persistante d'Emmanuel Macron à trouver des alliés dans la société française. Se démarquant des Verts allemands, il souhaite que l'Europe maintienne l'énergie nucléaire de manière transitoire. Il plaide pour un nouveau plan de relance européen centré sur le climat et regrette le tropisme pro-russe de la gauche allemande et de la droite française. Et il n'oublie pas de livrer son pronostic sur l'élection présidentielle française. Entretien.
Le Point : Emmanuel Macron doit-il se représenter à la présidence de la République ?
Daniel Cohn-Bendit : Ce n'est pas à moi de le décider.
Vous l'aviez soutenu en 2017. Cela vaut-il le coup de repartir pour cinq ans avec lui à l'Élysée ?
Vu l'offre politique sur le marché, c'est évident. Cela vaut le coup, pour la France, qu'il se représente. On peut bien sûr débattre de son bilan, savoir pou...
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