Pour libérer les mouvements, certaines compagnies de ballet repensent leurs costumes

LEquipe - 26/02
Art visuel, le ballet privilégie l'esthétique au pratique et oublie parfois que des danseurs et danseuses transpirent sous les costumes. Mais certaines compagnies, dont celle créée par Maurice Béjart, ont réinventé les codes.

Àla question « quel est le costume idéal ? » Jasmine Cammarota répond du tac au tac : « Celui que tu oublies quand tu danses, que tu ne sens pas et qui te permet de montrer ce que tu sais faire de plus beau. » Avant chaque représentation, la danseuse expérimentée du Béjart Ballet Lausanne (BBL), la compagnie fondée par Maurice Béjart en 1987, entretient le même rituel, celui d'enfiler le costume de son personnage quinze à vingt minutes avant d'entrer en scène devant des milliers de personnes. Cette préparation proche du cérémonial lui permet de « rentrer dans son personnage » mais aussi et surtout « de ne pas trop transpirer ». Car, lors des représentations, les danseurs et danseuses de ballet suent énormément à force de sauter et d'enchaîner pendant des heures des pas très exigeants pour le corps. Pour ne rien arranger, le ballet est avant tout un art visuel faisant régner l'esthétique au détriment des mouvements et du bien-être des danseurs.

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« La danse, plus que tout autre art scénique, est un spectacle où le spectateur regarde et admire. Le visuel fait partie intégrante de la dramaturgie. On pense d...
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