Records, cris et joueurs de hockey : les clés du discours sur l'état de l'Union de Trump

María Antonia Sánchez-Vallejo - El País - 25/02
L’intervention du président des États-Unis a été marquée par sa focalisation sur la politique intérieure et par une description inexacte des progrès de l’économie de la première puissance.

Donald Trump a prononcé ce mardi au Capitole le premier discours sur l'état de l'Union de sa deuxième présidence, au cours duquel il a décrit un pays qui "ne peut pas arrêter de gagner" dans ce qui pourrait être décrit comme une tentative de reprendre le contrôle du récit à un peu moins de neuf mois des élections législatives de mi-mandat. En eux, la totalité de la Chambre des Représentants et un tiers du Sénat sont renouvelés et les sondages ne sont pas bons pour les Républicains. Ci-dessous, les clés d'une intervention pleine de rhétorique, en contradiction avec la vérité, du président des États-Unis, ainsi que d'attaques contre ses rivaux démocrates.

Discours record axé sur la politique intérieure

Trump avait déjà annoncé la veille qu’il préparait un long discours. Cela a amené Washington à se préparer à une longue nuit, qui s’est terminée par un record. En 108 minutes, le discours du président des États-Unis, resté raisonnablement fidèle au scénario, a brisé la marque de Bill Clinton, qui avait duré en 2000 plus longtemps que n'importe lequel de ses prédécesseurs. Trump a consacré 75 de ces minutes exclusivement à la politique intérieure, avant de se rendre à l’étranger : au Venezuela, au Mexique et en Amérique latine, dans les pays de l’OTAN et en Iran. Cette dernière question était difficile à poser, d’autant plus que le pays attend avec impatience de savoir si le président est prêt à l’impliquer dans une nouvelle guerre.

Trump, ce mardi, s'exprime depuis la scène de la Chambre des représentants, avec au premier plan les membres de son cabinet et les républicains du Congrès. J. Scott Applewhite (AP)

Une vision biaisée de l’économie

Pas seulement le cadeau le plus brillant ; aussi, l'héritage le plus sombre. La tendance à l'exagération de Donald Trump ne voulait pas manquer son discours sur l'état de l'Unio...
[Courte citation de 8% de l'article original]

Loading...