Pour attirer à vous la bonne fortune, c’est simple. Prenez la route jusqu’à Hólmavík, bourgade du nord-ouest de l’Islande, et suivez les instructions affichées dans l’étonnant musée que vous trouverez là, face au fjord : « Obtenez la permission d’un homme vivant pour utiliser sa peau après sa mort. Après son enterrement, déterrez son corps et écorchez-le en un seul morceau à partir de la taille. » Grâce à cette « culotte de cadavre », nábrók en islandais, à vous la chance ! Vous avez plutôt besoin d’aide pour exécuter de basses besognes ? Faites appel à un zombie (uppvakningur) grâce à cette recette, plus technique : « Grave ce signe magique sur du bois de chêne et peins-le du sang extrait du gros orteil du pied droit et du pouce de la main gauche : appose ce signe sur la tombe et fais ensuite trois fois le tour de l’église dans le sens des aiguilles d’une montre, puis trois fois dans le sens inverse. »
Si l’on peut débattre de l’utilité de ce genre de rituels, le musée de la Sorcellerie, qui en fait le recensement, a le mérite d’avoir placé Hólmavík sur la carte de l’Islande. Ouvert en 2000, il est devenu la principale raison de venir jusqu’à ce port, sans charme particulier, à trois heures de route de la capitale. Et, avec Drangsnes, un peu plus loin, l’un des deux regroupements humains pouvant prétendre au titre de « village » dans cette partie orientale des Fjords de l’Ouest. Baptisée Strandir (« les côtes », en islandais), cette région la plus isolée d’Islande forme ...
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