Dans une base militaire du nord de la Syrie, Roksan Mohammad, mitraillette à l'épaule, dit avoir été en première ligne des combats contre les jihadistes. Mais le sort de son unité féminine est aujourd'hui incertain, après un accord avec Damas mettant fin de facto à l'autonomie des Kurdes syriens.
"Nous avons fait beaucoup de sacrifices, le sang de milliers de martyrs a été versé, dont beaucoup de mes proches compagnons", raconte la porte-parole des Unités de protection de la femme (YPJ), une longue tresse brune tombant sur son treillis.
Les YPJ font partie des forces kurdes qui ont vaincu, avec le soutien de Washington, le groupe Etat Islamique (EI) en Syrie, mais s'estiment aujourd'hui lâchées par les Etats-Unis au profit du nouveau président islamiste Ahm...
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