Demandes en mariage, confessions, frayeurs... Le télésiège, ce huis clos suspendu : « Si ça se passe mal, on ne peut pas descendre »

LEquipe - 20/02
Chaque hiver, des millions de skieurs transitent en télésiège dans le ciel des stations françaises. Une parenthèse en apparence anodine qui peut faire basculer des vies.

Il n'est, en apparence, qu'un intermède de quelques minutes, un moment bref qui permet de reprendre son souffle entre deux pistes, commenter la qualité de la neige, la majesté des cimes ou ajuster ses gants. Suspendu au-dessus du vide, les fesses calées sur un semblant de banquette, nous voilà embarqués sans possibilité d'écourter le voyage, héros d'une situation rare : un huis clos en altitude propice à la rêverie contemplative et à l'introspection. À beaucoup plus, aussi, parfois.

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Chaque hiver, ils sont plusieurs dizaines de millions (54,8 millions de journées skieurs comptabilisées pour l'hiver 2024/2025) à emprunter les quelque 863 télésièges posés sur les massifs français. Et entre deux citations de la scène culte des Bronzés font du ski (1979) où Jean-Claude Dusse/Michel Blanc s'époumone dans la nuit glacée sur l'air de « Quand te reverrais-je, pays merveilleux ? », qui n'a pas une bonne histoire de télésiège à raconter ?

Quatre heures d'attente, descente en rappel et chocolat chaud

Félicité, 27 ans, se souvient d'une semaine « simple, joyeuse » dans les Alpes, il y a cinq ans, entre copines, avant que sa remontée mécanique ne décide de se figer dans le décor. Un quart d'heure, une heure, deux heures passent... « Les autres sièges étaient presque arrivés. Nous, on était vraiment hau...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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