Le futur des implants médicaux

JournalCNRS - 19/02
Comment fournir efficacement en énergie les implants médicaux, de plus en plus complexes ? Une étude offre un cadre théorique afin d’optimiser les dispositifs sans fil et sans batterie, alimentés par des ondes électromagnétiques.

Imaginez un patient tétraplégique qui tient sa tasse à café, ou un malade atteint de Parkinson qui calme lui-même ses tremblements. Ces exemples semblent relever de la science-fiction. Pourtant, les dernières avancées scientifiques en matière d’implants médicaux permettent ce type d’exploits.

La conception de ces implants relève de la bioélectronique. En plein essor lors des 10 dernières années, ce domaine « vise à connecter des systèmes électriques avec le corps humain, dans un but de thérapie ou de recherche », explique Denys Nikolayev1, chargé de recherche CNRS à l’Institut d’électronique et des technologies du numérique et auteur d’une étude2 visant à améliorer l’alimentation des implants. 

Du cortex à la moelle épinière, via l’ordinateur

Depuis l’invention du pacemaker, dans les années 1950, les implants se multiplient, et leurs usages sont de plus en plus variés. En 2023, un patient paraplégique a pu remarcher3 grâce à l’implant Wimagine4, développé par les équipes du centre de recherche Clinatec au Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA), et permettant le contrôle cérébral d’un stimulateur de la moelle épinière développé par les équipes suisses de l’École polytechnique fédérale de Lausanne et du Centre hospitalier universitaire vaudois.

Guillaume Charvet, chef du service de recherche biomédicale en neurotechnologies du Clinatec, détaille son fonctionnement : « Un implant à la surface du cerveau enregistre l’activité électrique du cortex, qui est décodée par un ordinateur, lequel transmet des ordres à un stimulateur situé au niveau de la moelle épinière, permettant de faire bouger les jambes du patient ».

Chronophotographies de l’un des sept patients se déplaçant grâce au dispositif Wim...
[Courte citation de 8% de l'article original]
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