« La voix de Hind Rajab » baisse les masques au Festival de Berlin

Aljazeera - 18/02
"Sawt Hind" a prouvé que la vérité n'a pas besoin d'énormes budgets ni d'effets visuels pour arriver, mais qu'elle a plutôt besoin de cinéastes qui refusent de se laisser asperger de "parfum" face à la violence.

« La paix n’est pas un parfum que l’on vaporise sur la violence pour que l’autorité paraisse polie et confortable. » Avec cette phrase qui s'est installée dans les consciences comme une balle morale, le réalisateur tunisien Kawthar Ben Haniyeh a déclenché l'un des moments les plus tendus du Festival de Berlin cette année.

Lors de la soirée des Cinema for Peace Awards, Ben Hania a refusé d’accepter le prix du « Film le plus précieux » décerné à son œuvre « La voix de Hind Rajab », laissant la statue dans la salle comme un « rappel » du sang et non un hommage à l’art.

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Dans des propos décisifs véhiculés par le récit officiel du film, Ben Hania a souligné que ce qui est arrivé à l'enfant Hind Rajab "n'est pas une exception, mais plutôt une partie d'un génocide", soulignant que le cinéma ne peut pas se transformer en un outil pour "laver l'image" tout en étouffant les voix qui tentent de survivre.

Kaouther Ben Hania a sorti le Festival du Film de Berlin de son rituel habituel de saison de célébration de l'esthétique, en le transformant en une arène ...
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