Colère ou « silence » : Comme Gisèle Pelicot et sa fille, pourquoi peut-on réagir si différemment à un trauma ?

Clément Giuliano - Huffpost FR - 17/02
Gisèle Pelicot publie « Et la joie de vivre » ce mardi 17 février, un peu plus d’un an après le procès des viols de Mazan. Elle y évoque sa réaction quand elle a appris l’innommable.
CHRISTOPHE SIMON / AFP
Caroline Darian assise à côté de sa mère Gisele Pelicot, au tribunal d’Avignon, le 2 septembre 2024, durant le procès des viols de Mazan.

« J’étais dans le silence, elle réclamait le bruit. » Dans Et la joie de vivre, paru ce mardi 17 février, Gisèle Pelicot résume d’une formule lipide la façon diamétralement opposée dont elle et sa fille Caroline Darian ont réagi à la terrible révélation des viols de Mazan.

« Nous étions chacune dans notre peine, Caroline et moi, emportées par deux courants contraires, deux modes de survie », écrit Gisèle Pelicot quelques pages plus loin, revenant sur le prem...
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