A la fin de l'an passé, son opposition à la confiscation des avoirs russes gelés sur les comptes d'Euroclear lui a pourtant valu d'être pointée du doigt par certains médias et groupes de pression européens et ukrainiens.
Le 18 décembre, le Premier ministre Bart De Wever s'est attiré des louanges unanimes dans son pays pour avoir tenu tête à la Commission européenne et quelques Etats, dont la puissante Allemagne, dans son refus d'une confiscation de ces avoirs: quelque 140 milliards d'euros devant alimenter l'aide à l'Ukraine. Kiev réclame depuis le début de la guerre la saisie de ces actifs mais la Belgique, que ce soit sous Alexander De Croo ou Bart De Wever, s'y est toujours opposée: une telle mesure serait une première dans l'histoire contemporaine et entraînerait des risques financiers démesurés, que le royaume ne peut supporter seul, a inlassablement répété le gouvernement.