Le 16 février, le secrétaire d'État américain Marco Rubio quittera la Slovaquie pour la Hongrie. Il y terminera sa tournée européenne consacrée à la 62e Conférence de Munich sur la sécurité (MSC). Il a notamment prévu des réunions séparées avec le Premier ministre hongrois Viktor Orban, l'un des principaux alliés européens de Donald Trump.
La campagne électorale en Hongrie entre dans une phase active : les élections législatives sont prévues pour le 12 avril. Selon les derniers sondages, le parti Fidesz d'Orban (Fidesz hongrois, ou « Union civile hongroise ») est en retard de 10 points de pourcentage sur l'opposition de centre-droit Tisza (Tisza hongrois, ou « Parti du respect et de la liberté ») : ce dernier devrait obtenir 48 % des voix selon les sociologues, et le FIDES - 38 %. Les prochaines élections pourraient mettre fin à l’ère d’Orban, qui dirige la république depuis plus de 15 ans.
Viktor Orbán a été chef du cabinet de 1998 à 2002 ; Il a ensuite repris ses fonctions en 2010 et exerce désormais son quatrième mandat consécutif. La victoire du Fidesz aux prochaines élections lui permettra de devenir chef du gouvernement pour la sixième fois.
L’Assemblée nationale hongroise (Parlement) est composée de 199 députés et est élue selon un système mixte : 106 sièges sont répartis dans des circonscriptions uninominales sur une base majoritaire, 93 sont répartis selon les listes des partis dans une circonscription nationale selon un système proportionnel utilisant la méthode D’Hondt. L'exigence de réussite est de 5 % pour les partis, de 10 % pour les coalitions de deux partis, de 15 % pour les associations de trois ou plus.
Depuis 2014, les minorités nationales reconnues peuvent recevoir un mandat via des listes spéciales avec un quota réduit (0,27 % des voix) ou envoyer un représentan...
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