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En grande pompe l’été dernier, les Républicains de la Chambre et du Sénat ont approuvé 45 milliards de dollars pour accroître la capacité de détention des services d’immigration et des douanes dans le cadre de leur projet de loi fourre-tout, le One Big Beautiful Bill Act. Ce montant exorbitant – l’un des nombreux éléments de l’augmentation historique du financement de l’application des lois en matière d’immigration – était considéré comme un élément facile à adopter. Les républicains ne se sont pas battus pour cela. Les démocrates, toujours inquiets après les élections de 2024 de paraître indulgents en matière d’immigration, n’y ont pas beaucoup prêté attention.
Mais maintenant que ce réseau de centres de détention massifs – des centres de rétention à grande échelle pour les personnes en attente d’expulsion – est en cours de construction, la réaction des Républicains est : Pas dans mon jardin.
Du Maryland et de la Virginie à la Géorgie, au Mississippi, au Missouri, à l’Arizona et partout ailleurs, les immenses entrepôts que le Département de la Sécurité intérieure achète pour les transformer en centres de détention se heurtent à une résistance farouche. Il va sans dire que les responsables démocrates, qui ont récemment redécouvert leur courage en s’opposant aux projets de contrôle de l’immigration de Donald Trump, ne veulent pas de 1 500 à 10 000 lits dans la machine à expulsion de Trump au sein de leur juridiction – ou de celle de quelqu’un d’autre. Mais c’est le refus des élus républicains nationaux, qui ont voté avec enthousiasme en faveur de la construction de cet appareil l’été dernier, qui est particulièrement remarquable. Ils ne protestent pas au nom des détenus et ne rejettent pas la vision de l’administration...
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