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La rupture est difficile à réaliser : l’Europe est confrontée à la fin de l’ordre ancien
Derek Scally in Berlin - The Irish Times -
11/02
Un an après le discours explosif de JD Vance à Munich, les dirigeants européens sont à la recherche d’un avenir post-américain
Le chancelier ouest-allemand Willy Brandt aimait dire que la meilleure façon de prédire l’avenir était de le façonner. Cette sagesse date d’un demi-siècle, mais elle revêt une nouvelle urgence alors que les dirigeants européens affrontent les alliés de Trump lors de la conférence sur la sécurité de Munich, vendredi, ce week-end.
Depuis 61 ans, le rassemblement du week-end combinait une observation de la boule de cristal de la défense en journée et de forts cocktails en soirée. La seule règle – d’or – de Munich était simple : « S’engager et interagir les uns avec les autres, ne pas se donner de leçons et ne pas s’ignorer ».
Cette règle a été violée l’année dernière lorsque le vice-président américain JD Vance, au pouvoir quelques semaines seulement, a dénoncé « l’ennemi intérieur » de l’Europe et a averti que la démocratie européenne était en danger à cause des mesures répressives des États contre la liberté d’expression et des partis anti-immigration.
Les participants européens indignés se sont opposés à un Vance perplexe, qui ne participera pas au rassemblement de cette année. Les dirigeants européens devront plutôt adresser leurs dénonciations de la glace et du Groenland au secrétaire d’État américain Marco Rubio.
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Pour les alliés des États-Unis réunis à Munich, la question du moment est de savoir ce qu’implique – le cas échéant – une telle alliance avec les États-Unis en 2026.
Un grand absent sera le leader canadien Mark Carney, resté chez lui après la fusillade de masse en Colombie-Britannique. Le mois dernier, à Davos, il a averti qu’une « rupture » de l’ordre international fondé sur des règles, longtem... [Courte citation de 8% de l'article original]
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