Muscles et même artères coupés, beaucoup de sang perdu... réalisez-vous à quel point il faut être cinglé pour faire ce sport?

Jean-Nicolas Blanchet - Journal De Montreal - 11/02
«Je me suis fait ramasser par un autre patineur qui m’est tombé sur la tête. J’ai perdu connaissance sur la glace et j’ai perdu quatre dents.»

MILAN | À chaque virage du patinage courte piste que je vois, j’ai peur que quelqu’un se tue.

En 1990, Christine Boudrias s’est fait couper une fesse et une artère par le patin d’Isabelle Charest. Boudrias a perdu beaucoup de sang et a subi un arrêt cardiaque. Elle s’en est sortie.

En 2000, l’Australien Steven Bradbury s’est fracturé le cou après être rentré tête première dans les matelas.

En 2014, le Québécois Pascal Dion s’est fait entailler le dos par une lame. Il a perdu un litre de sang. Même un muscle de son dos était coupé.

Je pourrais continuer cette liste difficile à écrire. Mais je pense que vous avez compris mon point.

Ce n’est pas juste la vitesse qui rend ce sport spectaculaire. C’est aussi que ça fait gladiateur. On se demande si tout le monde finira la course sur ses deux patins.

Sport extrême

Pour mieux comprendre ce jeune sport qui a fait son entrée aux Jeux olympiques en 1992 et qui connaît un énorme essor partout dans le mon...
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