Bad Bunny éblouit au Super Bowl avec un hommage à Porto Rico et une défense de l'Amérique au-delà des États-Unis

Iker Seisdedos - El País - 09/02
L'artiste portoricain signe, avec l'aide de Lady Gaga et Ricky Martin, une brillante prestation dans le show de mi-temps le plus attendu de la finale de la NFL, que Trump qualifie de « terrible ».

Un fantasme de palmiers, de cannes à sucre et les toits de deux immeubles du vieux San Juan – avec son marché (La Marqueta, comme celui de Harlem), sa « Casita », son salon de coiffure et un magasin d'alcool qui disait simplement « Lapin » – ont servi de décor à Bad Bunny pour une rencontre extraordinaire avec son destin d'icône des Hispaniques aux États-Unis et des Latino-Américains dans le monde ; le monde de Donald Trump. C’est ce dimanche à Santa Clara (Californie), dans un spectacle éblouissant à la mi-temps du Super Bowl, que le président des États-Unis s’est empressé de qualifier de « terrible ».

"Bienvenue au spectacle de la mi-temps du Super Bowl", disait, en espagnol, l'écran du stade des 49ers de San Francisco, en pleine finale de la NFL qui opposait les Seahawks aux Patriots. Sur l'herbe, le chanteur est arrivé à neuf, avec un football américain qu'il a repris à la fin de la prestation, quand, sur fond de son hymne DtMF, il s'est exclamé « We're still here » et a marqué un touchdown. Il était entouré d'un groupe de danseurs portant les drapeaux de tous les pays du continent américain, dont le chanteur venait de réciter les noms, lui réservant celui de son île, Porto Rico.

Ainsi se termine un récital éblouissant et imaginatif, dans lequel il y a même eu un vrai mariage (et un enfant endormi sur les tables, comme dans un vrai mariage latino-américain), et d'autres surprises comme voir Lady Gaga, accompagnée du groupe portoricain Los Sobrinos, interpré...
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