Récit en trois actes du harcèlement et de la démolition d'un conseiller populaire de Móstoles

Mónica Ceberio Belaza - El País - 08/02
Le PP est passé de la pression sur le maire pour qu'il ne dénonce pas le maire à des reproches de ne pas l'avoir fait.

Depuis des mois, une conseillère du Parti populaire de Móstoles (Madrid, 214 000 habitants) a demandé à son parti d'enquêter sur ce qu'elle considère comme un cas de harcèlement à son encontre de la part du maire de la municipalité, Manuel Bautista, de son même parti. Il n'a pas demandé de condamnation publique ni de saisir immédiatement le tribunal. Il a exigé que les mécanismes internes prévus pour ces cas soient activés et que leur situation soit analysée. Le parti n'a pas ouvert d'enquête effective, son comité national des droits et garanties a déposé le dossier sans la prévenir, sans l'écouter ni convoquer ses témoins, et l'affaire a été enterrée. Lorsque cela a été révélé cette semaine, la réponse du parti a été d'entreprendre une stratégie de discrédit, de harcèlement et de démolition. C'est le récit, en trois actes, d'une affaire qui soulève, une fois de plus, ce que risque une femme lorsqu'elle décide de dénoncer ces situations.

1. Harcèlement

Lorsque Manuel Bautista a commencé son chemin vers la mairie de Móstoles à l'automne 2022, il a rencontré un membre de la municipalité qu'il connaissait dans le monde éducatif. Il lui propose de prêter main-forte au projet politique qu'il bâtit, et elle est encouragée. Il possédait une formation académique exceptionnelle et une expérience en gestion d’équipe. Bautista lui a proposé d'apparaître sur les listes à un endroit bien en vue et elle était enthousiasmée par l'idée de contribuer à l'amélioration de sa municipalité.

Bautista l'a présentée comme une professionnelle compétente, capable de donner une nouvelle vie au parti, et a commencé à l'emmener partout : événements, réunions, rencontres avec les membres. Ils lui ont dit qu'elle devait commencer à venir le chercher et à le ramener à la maison, et c'est ce qu'elle a fait. Jusqu'à ce que, selon l'histoire que raconte la femme dans la lettre envoyée à la commission des droits et garanties du PP national, à laquelle ce journal a eu accès, dans l'intimité e...
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