« Exécutions, torture, enlèvements, viols » : le conflit caché en Éthiopie

APNews - 02/02
L’Oromia en Éthiopie est le plus grand État du pays, avec 35 % de la population et abritant la capitale, Addis-Abeba.

Recherché par le gouvernement éthiopien, le chef militaire rebelle Jaal Marroo se déplace constamment pour garder une longueur d'avance sur les drones qui le traquent depuis le ciel.

Le commandant rebelle dirige l’Armée de libération Oromo (OLA) depuis une série d’avant-postes forestiers isolés d’Oromia, la plus grande région du pays avec une population d’environ 40 millions d’habitants.

Le gouvernement a désigné l'ancien étudiant comme terroriste, accusant l'OLA d'avoir massacré des civils lors d'attaques à motivation ethnique. Mais dans une rare interview depuis l’une de ses cachettes, Marroo a rejeté les accusations selon lesquelles ses combattants cibleraient des civils.

« Notre guerre n’est pas contre le peuple », a-t-il déclaré à l’Associated Press. «C’est contre le régime brutal qui occupe et opprime la nation depuis des générations.»

Il a ajouté : "Nous luttons pour corriger un système qui traite les Oromo comme des sujets plutôt que comme des citoyens. Notre objectif est d'établir un ordre politique démocratique et inclusif basé sur la volonté du peuple."

« Presque impossible de voyager »

L’OLA com...
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