Ces dernières semaines, le rythme des menaces américaines d’une escalade imminente affectant Téhéran et le régime iranien s’est accéléré, une escalade dont personne ne connaît encore l’ampleur et l’impact sur l’Iran, son peuple et son régime, et le monde regarde toujours l’heure zéro au milieu des tentatives de nombreux pays arabes et régionaux d’intervenir pour désamorcer un conflit imminent.
Bien que l'administration américaine actuelle ait affirmé que les frappes qui ont visé les installations nucléaires iraniennes et son programme nucléaire en juin dernier avaient porté leurs fruits en détruisant ou en retardant le projet nucléaire iranien pendant des années, ces frappes n'ont pas limité le désir de Washington et, derrière lui, de Tel-Aviv, d'éliminer les piliers de la puissance militaire iranienne, et cette fois le programme de missiles de l'Iran fait la une des journaux.
Quant à l’Iran, il semble que Téhéran ne soit pas près d’abandonner son programme de missiles dissuasifs, même s’il suit deux voies. L’une est une voie militaire qui poursuit sa préparation et s’exprime dans les déclarations des responsables militaires selon lesquelles ils sont pleinement préparés pour la prochaine guerre et que l’Amérique et Israël paieront un lourd tribut. L’autre voie est la voie politique et diplomatique dans laquelle l’Iran se dit prêt à négocier, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi ayant affirmé que Téhéran était prêt à revenir à la table des négociations « si elles sont fondées sur la justice et le respect mutuels », soulignant son soutien à son pays qui adhère à la diplomatie et rejette toute menace militaire.
Au milieu de tout ce bruit, la guerre des Douze Jours vient à l’esprit et les faiblesses qui ont révélé ce à quoi l’Iran doit remédier rapidement dans son système militaire, car malgré ce qui semblait évident sur la force de Téhéran dans le domaine des drones et des missiles, il a montré une faiblesse évidente dans ses systèmes de défense aérienne et ses avions de combat.
Il ne s’agit pas d’une question nouvelle pour les décideurs iraniens, car Téhéran mène depuis un certain temps une course contre la montre pour développer ses capacités militaires en prévision des résultats possibles à la lumière de l’atmosphère tendue actuelle.
Pour compenser ces lacunes dans les capacités militaires locales, la stratégie iranienne s’est appuyée sur le principe dit de « dissuasion avancée », qui repose sur l’expansion de son influence au-delà de ses frontières pour affronter ses opposants le plus loin possible de son territoire, grâce à une coordination avec un certain nombre d’agents et d’alliés.
Cependant, cette stratégie a été gravement mise à mal au cours des deu...
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