La folle quinzaine, sauvage et décalée, de l'homme au bandana portant haut la fierté de Chypre touchait à son terme avec cette finale qui démarrait face à Roger Federer. Et notre voisin des tribunes, en costume folklorique grec, rentrait lui aussi dans le tableau de l'odyssée singulière, danseur de sirtaki pliant les genoux et écartant les bras en se contorsionnant sur chaque point dans l'espace minimal d'un siège de la Rod Laver Arena. Irrationnel, là encore. Mais Marcos Baghdatis finira par perdre un match (5-7, 7-5, 6-0, 6-2) qu'il avait si bien démarré avec un set en poche contre le maître bâlois, et une balle de break dans la deuxième manche.
« Après il cogite, et il n'y croyait plus », raconte aujourd'hui son coach de l'époque Guillaume Peyre. « Dans mes rêves, je me revois mener 7-5, 2-0. Mais il y a toujours son satané coup droit sur cette balle de break qu'il me fait le long de la ligne dans le coin. Après, il y a le moment à 6-5 pour lui au deuxième set, 40-0 sur mon service, mais je perds le je...
[Courte citation de 8% de l'article original]