Quel avenir pour la langue russe en France, écartée des concours d'enseignement ?

Euronews - 30/01
Les acteurs associatifs s'alarment du désengagement de l'État vis-à-vis de l'enseignement du russe, qui, selon eux, pourrait entraîner une baisse des effectifs et, à terme, un déficit d'expertise sur la Russie. Sur le terrain, les enseignants assurent la survivance de leur discipline.

C'est une première depuis 50 ans : en 2026, aucun poste d'enseignement ne sera ouvert pour la langue russe en France. L'État a décidé de ne proposer cette discipline à aucun concours, ni au Capes ni à l'agrégation, en externe comme en interne, dans le public comme dans le privé sous contrat.

Dans une lettre ouverte au président Macron, ainsi qu'aux ministères de l'Éducation nationale et des Affaires étrangères, l'Association française des russisants (AFR) déplore une situation "inédite", qui va à l'encontre d'une "forte tradition d'enseignement du russe dans l'enseignement secondaire et dans l'enseignement supérieur".

Pourtant, au cours des dernières décennies, cette langue vivante s'inscrivait déjà dans une dynamique déclinante. Si les effectifs lycéens en russe ont atteint un pic dans les années 1970, la discipline périclite depuis la chute de l'URSS.

Dans l'enseignement gé...
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