Le tragique accident du train Adamuz et le énième épisode de chaos dans le réseau des Rodalies de Barcelone représentent une nouvelle opportunité pour ceux qui cherchent à remettre en question la fonctionnalité de l'État providence et, avec lui, toute la politique fiscale. L’un des piliers fondamentaux de cette situation, à savoir les infrastructures de transport, depuis les chemins de fer jusqu’aux autoroutes, semble être tombé en ruine. La réalité d’un État qui n’a pas été à la hauteur ne peut être occultée. Dans le cas de Rodalies, il s’agit d’un exemple de décennies d’apathie administrative. Tout sert à transmettre, plus ou moins explicitement, selon les tendances politiques, l'idée que l'État se dirige vers la faillite.
Il repose sur un chapelet de troubles sociaux à la structure complexe, dont les tambours de guerre résonnent depuis quelques temps et qui sont désormais en train de se coaguler. La fatigue fiscale de certaines classes ...
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