De Pink Floyd à Vladimir Poutine : Roger Waters, droit dans le mur

Par Alix L'HospitalPublié le 25/01/2026 à 12:00 - L'Express - 25/01
Jadis pourfendeur des oppressions, le rockeur défend désormais le maître du Kremlin, le régime de Téhéran et le Hamas. Symptomatique d’une fidélité primaire à son antiaméricanisme et anti-impérialisme...

En mai 1980, l’ennemi n°1 du gouvernement sud-africain est un 33 tours : l’album The Wall, dernier né du groupe Pink Floyd. Depuis peu, sa chanson phare, Another brick in the wall, est devenue l’hymne d’étudiants mobilisés contre les inégalités raciales. Le titre, signé Roger Waters, chanteur, bassiste et parolier du quatuor britannique, est finalement banni des bacs par le régime qui applique l'apartheid.

Dix ans plus tard, plus au Nord, la guerre froide touche à sa fin. Le rideau de fer se fissure. Roger Waters a entamé une carrière en solo. C’est au tour de Berlin de s’enflammer sur le tube devenu symbole de la lutte contre les oppressions, lors d’un concert choral organisé par le rockeur à Potsdamer Platz pour commémorer la chute du mur. La stature politique de The Wall, comme de son auteur, est consacrée.

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Un lecteur tombé en catatonie à la fin du siècle dernier et réveillé récemment serait probablement sidéré. En 2026, l’octogénaire qui, jadis, pourfendait dans ses textes le totalitarisme, l’impérialisme et le fascisme minimise désormais la responsabilité du maître du Kremlin dans l’invasion de l’Ukraine, défend le régime islamique de Téhéran, et fustige un "lobb...
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