Comment la ville est-elle passée d’une étreinte à une prison dans les romans arabes ?

أسامة صفار - Aljazeera - 23/01
La ville n’est plus le confort dans lequel les relations sociales se forment, où l’identité se développe et où l’appartenance au lieu se développe, comme cela apparaissait dans les récits romans d’avant les années 1950.

La ville n’est plus le confort dans lequel les relations sociales se forment, où l’identité se développe et où l’appartenance au lieu se développe, comme cela apparaissait dans les récits romans d’avant les années 1950. Dans le récit moderne, ces villes se sont transformées en créatures mythiques qui exercent des fonctions d’oppression, d’assujettissement et d’isolement de classe.

Cette transformation ne procède pas d’un changement dans les techniques narratives elles-mêmes, mais plutôt d’un cœur de ville devenu sans cœur, ainsi que des transformations de l’espace public et de son rapport à l’individu.

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Dans son livre « Culture et impérialisme », Edward Said souligne que les espaces qui produisaient la société se transforment, sous la pression de l’autorité, en « lieux de gestion, et non de lieux de participation », car l’individu est poussé à l’isolement au lieu d’interagir.

Cette perception éclaire le contexte culturel dans lequel évoluent les romans arabes contemporains, où la ville ne disparaît pas, mais se vide plutôt de sa capacité à embrasser la diversité.

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