En voyant Teddy Riner et son 2,03 m faire doublement valdinguer les 160 kg du Japonais Tatsuru Saito aux JO de Paris, en août 2024, on s'était naïvement dit que notre quintuple champion olympique tenait l'essentiel de sa force dans ses bras, capables de faire des soulevés de terre d'une main à 170 kg depuis le sol jusqu'au niveau du bassin. Colossale erreur : la puissance de la légende tricolore ne serait rien sans une ceinture abdominale d'acier, nous apprend Yann Morisseau. L'homme sait de quoi il parle : il a été l'entraîneur de l'équipe de France d'haltérophilie de 2013 à 2021, avant de prendre en charge la préparation des Bleus du judo. « Ce sont les abdos qui transfèrent la force. Ils font le lien entre les bras et les jambes », précise le technicien.
Que peut nous apprendre le judo sur ce qui est sans doute la « ceinture » la plus convoitée du monde, ce fameux « six pack » qui relève du Graal esthétique pour tant d'hommes ? Beaucoup. Car dans ce sport où la résistance et les torsions jouent les premiers rôles, l'usage des abdominaux est crucial. Pourtant, Morisseau ne fait presque pas travailler cette chaîne musculaire...
[Courte citation de 8% de l'article original]