Ce n'est plus une vague blanche, c'est un raz-de-marée qui déferle depuis l'Atlantique nord. L'armée de supporters des îles Féroé a débarqué à Oslo, deux ans après avoir envahi Berlin lors du premier Euro de l'histoire du pays (20e place), dans un océan de bière et de ferveur.
Ce mardi soir lors d'un match décisif contre la Slovénie, ils seront encore plus de 7 000 à offrir un son et lumière délirant dans l'Unity Arena. Soit 13 % de la population du petit archipel de 55 000 habitants, l'équivalent d'une ville comme Vannes ou Bayonne.
L'ambiance est encore plus chaude que lors des matches de la Norvège à domicile. Trois des quatre tribunes sont entièrement blanches. En tenue intégrale, maillot, écharpe, tap-taps et tous les couvre-chefs imaginables, les Féroïens hurlent, chantent et sautillent à longueur de match, explosent à chaque but marqué ou arrêt de gardien, lancent un clapping à chaque temps mort. Ils oublient volontiers le fair-play nordique : la présentation des joueurs adverses est recouverte par les assourdissants « Föroyar, Föroyar ! » (Féroé en féroïen) et un concert de sifflets accueillent les décisions arbitrales défavorables.
« Quand tu lèves les yeux vers les tribunes, tu connais tout ...
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