« Il est nécessaire que les citoyens et les pouvoirs publics comprennent les termes du débat sur l’évolution du mix énergétique et les solutions de décarbonation », affirme Stéphane Collin, directeur de recherche au CNRS1 et pilote du projet Iota2, intégré au programme et équipements prioritaires de recherche (PEPR) Tase3. Celui-ci étudie comment mieux tirer parti des énergies renouvelables dans les systèmes énergétiques, afin de concilier décarbonation et souveraineté énergétique.
C’est dans ce contexte que des scientifiques du CNRS et de la Fédération PV4 ont publié en octobre 2025 une bande dessinée numérique5 et un guide du solaire photovoltaïque6 à destination des décideurs et décideuses publics. Une façon de nourrir le débat…
« La décarbonation passera en grande partie par le vecteur de l’électricité. D’abord, car les systèmes électriques sont efficaces : un véhicule électrique utilise par exemple moins d’énergie pour avancer qu’un véhicule thermique. Ensuite, l’électricité a pour avantage de pouvoir être produite de manière décarbonée grâce à des éoliennes ou des panneaux solaires », explique Frédéric Wurtz, directeur de recherche au CNRS7 et coporteur du projet FlexTase.
Les énergies renouvelables sont devenues en 2025 la première source d’électricité dans le monde, assurant désormais plus du tiers de la production. La France est plutôt en retard par rapport à plusieurs voisins européens, du fait de l’importante production nucléaire qui, si elle n’est pas exempte de problèmes de sécurité et de stockage des déchets, reste une énergie bas carbone.
Néanmoins, le développement des énergies renouvelables, notamment solaire, est en hausse dans le pays. En 2024, la production d’énergie électrique photovoltaïque a représenté 5,6 % de l’énergie électrique consommée en France.
La croissance du photovoltaïque est portée par la baisse continue des prix d’installation, en raison surtout de l’industrialisation massive de la fabrication des panneaux solaires, particulièrement en Chine. Le coût des panneaux solaires ne représente dorénavant en France qu’une petite partie (15 à 20 %) du prix total d’une installation.