En 2023, elle figurait à la 5e place des recettes les plus recherchées au monde sur Google. Pasta e fagioli, littéralement « pâtes et haricots », une soupe parmi les plus ordinaires en Italie, qui semble avoir, données à l’appui, conquis la planète.
Pourtant, lorsque l’on remonte le temps, l’origine de cette association n’a rien de tendance ou de tape-à-l’œil. Car, à l’instar des autres légumineuses, les haricots ont été réduits à la catégorie des aliments surnommés « viande du pauvre », base de l’alimentation paysanne qui permettait de remplacer les protéines animales, souvent trop coûteuses. Un plat économique possédant des propriétés extrêmement nourrissantes, l’idéal avant ou après une journée de dur labeur dans les champs, ou, plus tard, à l’usine.
L’idée d’associer pâtes et haricots remonterait quant à elle à l’époque romaine, avant de se répandre au Moyen Âge. Les pâtes étaient alors accompagnées d’une purée de légumineuses telles que les fèves, les pois, les lentilles ou le niébé, seule variété endémique de haricots, originaire d’Afrique de l’Ouest.
Ceci avant la découverte du Nouveau Monde et l’arrivée des variétés que nous connaissons aujourd’hui, comme les cannellini ou les borlotti, cousins éloignés du haricot coco, très répandu en France.
Et les pâtes, dans tout ça ? Comme de coutume, il existe autant de recettes de pasta e fagioli en Italie que de foyers. Émilie-Romagne, Campanie, Latium, Toscane… Nombreuses sont les régions qui se disputent la paternité du plat. Pâtes longues cassées (non, ce n’est pas toujours une hérésie) ou pâtes courtes, autant dire qu’il n’y a donc pas vraiment de norme bien que, pour la préparation la plus « classique », on privilégiera les ditaloni ou les tubetti, des formats courts et striés qui absorbent bien le bouillon et rendent le plat plus crémeux.
Outre les variantes spécifiq...
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