Les collectionnables sont des autos revêtant un intérêt particulier, donc méritant d’être préservées. Pas forcément anciennes, elles existent pourtant en quantité définie, soit parce que le constructeur en a décidé ainsi, soit parce que leur production est arrêtée. Ensuite, elles profitent de particularités qui les rendent spécialement désirables : une motorisation, un châssis, un design, ou un concept. Enfin, elles sont susceptibles de voir leur cote augmenter. Un argument supplémentaire pour les collectionner avant tout le monde !
Certes, cela fait longtemps que la Ferrari 308 GTB/GTS est passée en collection. Sa cote, raisonnable à l'orée des années 2010, s'est littéralement envolée, la rendant inaccessible. Corollaire, elle a rendues rentables bien des restaurations, de sorte que le marché s'est assaini. Depuis le Covid, changement générationnel oblige, les valeurs ont chuté, se stabilisant désormais sur des chiffres pas du tout délirants, bien que toujours très élevés. Et si on s'autorisait à craquer pour cette Ferrari magnifiquement dessinée ?
Originale par son architecture (V8 central, 2+2 places) et joliment dessinée par Marcello Gandini chez Bertone, la Dino 308 GT4, lancée en 1973, ne se vend pourtant pas comme l'espérait Ferrari, précipitant le développement de la 308 GTB.C’est la cata chez Ferrari ! La 308 GT4, une étonnante sportive à quatre places et V8 central lancée en 1973, se vend très mal, alors que le constructeur misait beaucoup sur elle. Badgée Dino, elle devrait remplacer l’appréciée 246 GT, et son insuccès induit une situation d’autant plus difficile que la crise du pétrole nuit aux ventes des voitures de sport les plus puissantes. Impossible dès lors pour Ferrari de s’appuyer sur ses gros modèles à 12 cylindres. Il faut agir urgemment !
Fin 1975, la Ferrari 308 GTB se révèle, nantie d'une ligne séduisante, due à Leonardo Fioravanti chez Pin...