L’intérêt israélien pour la Corne de l’Afrique n’est pas nouveau, mais il s’est accru dans le contexte du « déluge d’Al-Aqsa » du 7 octobre, en particulier avec l’entrée du groupe Ansar Allah Houthi dans la ligne de « soutien », une victoire pour Gaza, son peuple et sa résistance, et leur succès dans la perturbation du port d’Eilat, le seul sur les rives de la mer Rouge, et la confusion entre le trafic maritime israélien et ceux se dirigeant vers Israël, d’une manière que Tel Aviv a reconnu, avec lui, de sa gravité et son danger.
Ici, la décision israélienne de reconnaître la région séparatiste du « Somaliland » comme un État indépendant et souverain peut être considérée, essentiellement, comme une tentative d’attaquer les Houthis à « distance nulle ».
En effet, l’un des défis les plus importants auxquels Israël a été confronté lors de ses opérations de représailles contre le Yémen était lié à la distance, puisque les avions de guerre israéliens devaient parcourir une distance d’environ deux mille kilomètres pour atteindre leurs cibles, avant que Tel Aviv ne découvre que la « banque de données » dont il disposait ne contenait pas suffisamment d’informations de renseignement sur le Yémen, ni sur le mouvement qui détient les rênes de la prise de décision et du pouvoir dans son nord.
Il ne lui était jamais venu à l’esprit que les missiles et les marches d’Ansar Allah pourraient pénétrer profondément en Palestine occupée et perturber l’aéroport Ben Gourion, à plusieurs reprises. Il existe une nouvelle source de menace que Tel Aviv s’efforce d’éliminer, et la décision concernant le « Somaliland » s’inscrit dans ce contexte.
Cependant, un observateur prudent de la scène dans la Corne de l’Afrique et des calculs d’Israël basés sur sa nouvelle théorie de la « sécurité nationale » se tromperait s’il considérait la décision israélienne comme limitée au ciblage des Houthis, même si le calcul israélien avec eux n’est pas encore terminé,...
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