Dans ce dernier entretien en tant que Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, il dénonce une "course au moins-disant", où les pays durcissent leurs lois et leurs pratiques pour empêcher l'entrée des demandeurs d'asile et des réfugiés.
Il y a "une hostilité croissante, une rhétorique des politiciens populistes qui ciblent et font des personnes en déplacement des boucs émissaires", fustige-t-il.
"Cette fragmentation géopolitique, à l'origine de tant de crises, est peut-être ce qu'il y a de plus inquiétant", analyse le diplomate italien dans cet entretien à l'AFP, revenant sur ses dix années à la tête du HCR.