Les mamans et les papas – Demeures (1968)
J’ai grandi en écoutant les tubes des Mamas and the Papas mais je n’avais jamais entendu leurs albums avant cette année. Je n'avais aucune idée que quelque chose d'aussi effrayant que Mansions se cachait dans leur œuvre ensoleillée. Son son est inquiétant, son ambiance de paranoïa défoncée, son sujet : de riches hippies séquestrés dans les maisons de luxe titulaires, hantés par la sensation que le rêve du pouvoir des fleurs tourne mal.
Ce qui est le plus étrange, c'est son étrange prescience. Un an après sa sortie, un groupe de personnes pas très différentes de celles représentées dans la chanson ont découvert à quel point la contre-culture des années 60 pouvait mal tourner. Le spectre des meurtres de Manson plane sur le morceau, aggravé par le fait que, sur leur album éponyme de 1966, les Mamas and the Papas ont enregistré Strange Young Girls, sur précisément le genre d'âmes perdues que Charles Manson finirait par convaincre de faire le travail du diable. Une tranche mineure mais profondément troublante de l’histoire de la pop enfouie. Alexis Pétridis
Katy B – Katy en mission (2011)
Il existe un biais cognitif bien connu selon lequel, après avoir pris conscience de quelque chose de nouveau, vous commencez à le voir partout. C’est ce qu’on appelle le phénomène Baader-Meinhof, mais à partir de cette année, je le considérerai comme l’effet Katy B, après que Katy on a Mission soit devenue la bande-son inattendue de mon été. Ayant passé mon adolescence et le début de ma vingtaine en Nouvelle-Zélande, je ne l’avais jamais entendu auparavant ; Je l’ai enregistré pour la première fois à Glastonbury, lorsque deux amis et moi sommes tombés par hasard sur le plateau de Katy B sur la scène du Shangri-La à 4 heures du matin. « Trébuché » est le mot : je n'ai appris son titre que trois semaines plus tard, lors d'une fête à la maison avec les mêmes amis. Ayant remis le contrôle de Spotify, ils ont accepté : Katy en mission. Deux semaines plus tard, je l'ai attrapé à nouveau à Brighton Pride, le womp-womp sortant de la tente.
Découvrir ce classique pop-dubstep m'a permis de me sentir ...
[Courte citation de 8% de l'article original]