Thomas Levet dresse le bilan de la saison 2025 : « On aime Rory McIlroy parce qu'il y a de tout dans son jeu »

LEquipe - 24/12
Toujours aussi passionné et enthousiaste, l'ancien n° 1 français Thomas Levet (57 ans) n'a pas manqué une miette de la très riche saison 2025, du sacre bouleversant de Rory McIlroy au Masters à la qualification du Français Adrien Saddier pour le PGA Tour, où ses compatriotes Matthieu Pavon, Victor Perez et Antoine Rozner n'ont « clairement pas été bons ». Entretien bilan sans langue de bois.

Dès la mi-novembre, Thomas Levet a posé ses clubs sur l'île Maurice, où il dispense des stages au sein de l'académie qui porte son nom sur le golf d'Anahita. En voisin, l'ancien n° 1 français (6 titres sur le DP World Tour) est venu disputer le MCB Mauritius Legends, sur le parcours phare du Constance Belle Mare Plage, où il a terminé 14e début décembre. L'occasion pour le consultant de Canal+, toujours libre de sa parole, de dresser sans concession le bilan d'une très riche année golfique, où certains Français ont brillé, d'autres moins, dans un sport rendu illisible par la guerre des circuits.

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« Quelle image retenez-vous de cette année 2025 ?(Longue hésitation.) C'est Justin Rose qui marche derrière son putt à la Ryder Cup (au trou n° 8 en quatre balles le samedi avec Tommy Fleetwood face à Scheffler-De Chambeau), tellement il est sûr que la balle va dans le trou, et qui s'en va direct au suivant. Alors ça, c'est extraordinaire. Parce que le faire, dans ces conditions, aux États-Unis, à New York, là on se dit que le gars est d'une autre planète. Mais Scottie Scheffler qui rentre un putt de quelques centimètres pour gagner un tournoi individuel de plus, c'est aussi très impressionnant.

Donc Rory McIlroy et son triomphe au Masters ne vous viennent pas à l'esprit d'emblée ?Parce que ce qu'il a fait est hors normes. On ne peut pas le mettre dans un simple résumé de l'année. Son émotion sur le green du 18 à Augusta, c'est l'aboutissement d'une carrière. Vouloir autant une telle victoire, synonyme de Grand Chelem en carrière, dans un sport aussi psychique que le golf, c'est intenable, hyper dur à contrôler. Il a mis dix ans à y parvenir. Il ne voulait plus que ça. D'ailleurs, ça se voit dans les tournois normaux. Ce n'est pas le même Rory au Masters que partout ailleurs.

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C'est-à-dire ?J'ai l'impression que sur les autres tournois, il se dit : "Tiens, je vais attaquer, on verra bien ce qui se passe". Il com...
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