Au cimetière de Khan Yunis, où les pierres tombales ne suffisent plus à contenir les noms, Yousef Abu Hatab (65 ans) se présente comme le témoin du génocide qui a transformé la bande de Gaza en un cimetière à ciel ouvert.
Avec les mains craquelées et une simple pioche, celui qui se fait appeler « The Undertaker » pousse son petit chariot entre des tombes adjacentes, dont la plupart n'ont pas de nom, dans une tâche qui est passée d'une profession à un témoignage vivant d'une guerre d'extermination qui n'a pas laissé même les morts en paix.