Le Trésor a été contraint de reculer sur les mesures fiscales proposées pour 2026 après d'intenses pressions de la part des législateurs et des groupes d'entreprises, mais les critiques affirment que ce revirement favorise largement le capital et l'investissement, laissant les salariés à faible revenu exposés à une hausse du coût de la vie.
Le ministre des Finances, Mthuli Ncube, a annulé ou reporté plusieurs propositions fiscales controversées après une séance parlementaire marathon mercredi dernier qui s'est étendue après minuit, au cours de laquelle les députés ont averti que les mesures étoufferaient l'activité économique dans une économie fragile.
Alors que le Trésor a reculé sur les impôts affectant les investissements et le financement offshore, les économistes affirment que le paquet révisé n'apporte que peu de soulagement aux travailleurs et aux pauvres, qui continuent de faire face à des salaires stagnants, à des pressions fiscales indirectes et à un seuil d'exonération d'impôt inchangé pour les faibles revenus.
Parmi les mesures proposées dans le budget national 2026 figuraient une augmentation de 0,5 point de pourcentage de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) à 15,5 %, l'introduction d'une retenue à la source de 15 % sur les services numériques sur les plateformes offshore et une redevance échelonnée sur l'or, selon laquelle un prix de l'or supérieur à 2...
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