Près d’un an après le retour de Donald Trump à la Maison Blanche avec un cri de ralliement à l’industrie des combustibles fossiles : « forez bébé, forez », une réaction contre le zéro net semble prendre de l’ampleur.
De plus en plus d’entreprises ont renoncé ou ont édulcoré leurs engagements de réduction des émissions de carbone, privilégiant plutôt les rendements pour les actionnaires plutôt que l’action climatique.
Au Royaume-Uni, la montée du parti Reform UK de Nigel Farage a contribué à briser le consensus politique qui avait contribué à faire de la Grande-Bretagne la première grande économie à inscrire dans la loi, en 2019, un engagement à réduire les émissions de carbone. Plus tôt cette année, le chef du parti conservateur, Kemi Badenoch, a officiellement abandonné le zéro net d’ici 2050 en tant que politique conservatrice. Le parti travailliste a même été contraint de défendre sa politique de zéro émission nette après une attaque de son ancien dirigeant, Tony Blair.
Les grands acteurs du commerce de détail et de l’automobile sont devenus cette semaine les dernières entreprises à affaiblir leurs engagements – un recul qui menace de conséquences dévastatrices pour le climat.
À l’opposé, de nombreux pays – notamment la Chine – ont poursuivi leur marche vers les énergies renouvelables (qui ont dépassé la production de charbon cette année). L’investissement dans les énergies propres, à hauteur de 2 000 milliards de dollars par an, représente désormais le double de celui consacré aux combustibles fossiles, selon l’Agence internationale de l’énergie.
Nous examinons ici dans quelle mesure les industries importantes traitent le zéro net.
Voitures et avions
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