Quartier Al-Qanawat...une rivière de mémoire qui coule au cœur de Damas

عمر أبو يحيى - Aljazeera - 18/12
Au cœur du vieux Damas, où les ruelles palpitent comme les veines d'un corps de pierre chargé de mémoire, le quartier de Qanawat s'étend comme un foulard de nostalgie qui s'enroule sur les flancs de la ville comme s'il était un talisman de vie gravé sur le corps du temps.

Au cœur du vieux Damas, où les ruelles palpitent comme les veines d'un corps de pierre chargé de mémoire, le quartier de Qanawat s'étend comme un foulard de nostalgie qui s'enroule sur les flancs de la ville comme s'il était un talisman de vie gravé sur le corps du temps.

Les bruits de l'eau s'entrelacent avec les hymnes de l'appel à la prière, et le ronronnement de la source se croise avec le bourdonnement des fenêtres en bois lorsqu'elles sont embrassées par le vent, et le rayonnement des siècles qui se sont écoulés mais qui ne se sont pas écoulés brille dans les yeux des quartiers, car ils ont laissé leur marque sur les murs comme de belles cicatrices d'un souvenir qui ne s'efface jamais.

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Il est vivant et ressemble à un poème, chanté par les pierres d'une voix mélodieuse et murmuré par les fontaines dans les cours des maisons, donnant aux âmes une eau au sens d'immortalité. On le parcourt comme si on marchait sur les feuilles d'un vieux manuscrit. Chaque ruelle est un vers de poésie et chaque balcon est une comptine qui vous ramène à une époque où Damas était écrit avec amour et lu avec de l'eau.

Le quartier de Qanawat est devenu un miroir de l’eau, et le nom est devenu un miroir du quartier. Ils s'irriguent les uns les autres, comme une source irrigue la terre, comme s'ils étaient jumeaux dans le Livre de la Création. L'une est une rivière de liquide, l'autre est une rivière de pierres vibrantes

Dans les canaux, la pierre est un souvenir, l'eau est une gardienne de la nostalgie, et l'ombre est une prière accomplie sur les trottoirs qui connaissent les noms des passants, et dans les petits détails la beauté brille : la lumière s'infiltre à travers une étroite lucarne et un subtil parfum de jasmin murmure du passé : je suis là, je ne suis pas parti.

École Al-Sayba’i dans le quartier de Qanawat (site Internet I Love Damascus)

Le nom qui vient de l'eau

Le nom Qanat est né du ventre du fleuve, comme une goutte qui s'est glissée d'un carex pour se déposer sur le front de Damas en signe de vie et de mémoire, portant le souffle de l'eau et coulant dans la conscience damascène comme un rythme éternel, comme s'il s'agissait d'une alliance entre la terre et le ciel selon laquelle la ville resterait en vie tant qu'il y aurait de l'eau dans ses veines.

Les Damascènes ont choisi ce nom en raison de leur amour pour l'eau, car les canaux tissés à la main à partir d'argile et de pierre étaient des artères cachées qui s'étendaient d'une source de Barada, réparties entre les vergers, les mosquées et les bains, et entraient dans les maisons comme une brise entre dans le cœur, leur donnant de la fraîcheur et donnant de l'eau aux âmes avant les champs.

Les canaux étaient plus que de l'ingénierie urbaine, ils étaient la sages...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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