Agence de presse Mehr, Département de la Culture et de la Littérature, Zahra Eskandari : Ce livre est une rencontre qui montre clairement dès le début que nous n'allons pas être confrontés à un simple récit de voyage ou à un recueil de descriptions touristiques. Au lieu de répondre à la question « qu'ai-je vu à Moscou », le texte s'arrête sur une question plus fondamentale : comment voir une ville peut devenir une expérience culturelle, historique et même identitaire et pourquoi cette visite est une sorte de révélation, au-delà du tourisme.
Dans Walking, la ville n’est pas un fond neutre pour le récit, mais le sujet principal de la réflexion. Moscou est présenté comme un texte lisible ; Un texte dont les lignes sont façonnées par des places, des bâtiments, des musées et des sentiers pédestres, et sa lecture nécessite précision, pause et repensation. Avec une telle approche, l’auteur introduit dès les premières pages le public dans une autre sorte de rencontre avec le concept de voyage ; Un voyage dans lequel voir devient une action consciente et questionnée.
Deux voyages, deux saisons différentes
Le livre est le résultat des deux voyages de l'auteur dans la capitale de la Russie ; L’un en été clair et chaud et l’autre en automne froid et gris. Cette dualité temporelle n'a pas seulement une fonction descriptive, mais joue également un rôle dans la structure sémantique du texte. La distance entre ces deux voyages est une distance entre l’observation initiale et une réflexion plus profonde ; Entre voir la surface de la ville et comprendre ses couches cachées.
Dans cette chronologie, ce qui change, ce n'est pas seulement la météo ou la couleur du ciel, mais aussi la vision de la ville que l'auteur a. Dans le deuxième voyage, Moscou n'est plus seulement un ensemble de monuments...
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